Chaque rapport mensuel comporte un tableau des « Événements Bruyants Diurnes », un classement informatif, sans seuil ANAC associé puisque le bruit diurne n'est pas réglementé. J'ai repassé en revue juin, juillet et août après avoir repéré le motif dans le tableau de juin. Quinze entrées sur les trois mois, cinq en juin (EZY75QC 124.1 dB, RYR95FC 120.8 dB, TAP1040 116.3 dB, et deux autres à 112.3 et 112.0), quatre en juillet (en tête, 49520f à 122.3 dB), six en août (en tête, TAP93ZR à 124.2 dB), ne tiennent plus la route.
Le nouveau travail de vérification de cette semaine a parcouru l'historique complet, pas seulement les nouveaux vols, et a trouvé la même signature dans les quinze cas : des chiffres qui ne correspondent à rien de ce que cet appareil spécifique ait jamais enregistré, sur cette route, à quelque autre jour que ce soit. Trois des cas de juin ont atterri à moins d'une heure d'intervalle, le 25. Des défaillances du capteur, pas de vrais passages, et il convient d'être honnête : il a fallu trois incidents distincts, sur trois jours distincts, répartis sur trois mois, avant que le motif soit suffisamment évident pour construire une véritable vérification.
J'ai cherché s'il y en avait d'autres une fois le motif clair. En dessous de ces quinze entrées, juillet et août retrouvent tous les deux une répartition lisse et ordinaire (100 à 110 dB, des dizaines d'appareils et de compagnies aériennes différents, plus de pics isolés). Le rapport de mai présente un problème différent, déjà signalé (le microphone était limité matériellement à 100 dB avant la mise à niveau de juin, mentionné dans le rapport lui-même), ce n'est pas la même chose.
L'archive publique reflète déjà la correction, les chiffres réels de ces vols se trouvent désormais là où ils devraient être. Aucun des trois PDF ne sera réédité. Modifier un rapport après qu'il a été téléchargé et lu m'a semblé être le mauvais instinct, donc à la place : voici la correction, par écrit, jointe au dossier plutôt que dissimulée à l'intérieur. Tout le reste dans ces rapports, le nombre d'alertes ANAC, les chiffres de nuit, n'a pas été affecté et reste tel que publié.
Le raisonnement est toujours le même ici : une erreur trouvée et consignée ouvertement vaut plus qu'une erreur discrètement lissée.